

Champions League
PSG, Bayern, Barça et Arsenal partent avec un avantage dans des confrontations où la donnée fait loi… mais laisse une marge au chaos

Les prédictions de la ChampionsSOFÍA VALGAÑÓN
15:44CEST
Les quarts de finale de la Champions 2025-26 ont déjà une première lecture. Et elle n’est pas footballistique, mais mathématique. À partir du système Elo — un modèle issu des échecs qui mesure la « force » réelle des équipes en fonction de leurs résultats — on peut estimer les probabilités de qualification dans chaque confrontation. Le résultat : quatre favoris clairs, même si aucun n’a la route complètement dégagée.
Le point de départ de tout le modèle est le classement Elo de ClubElo. Ce n’est pas un classement traditionnel : il ne prend pas en compte les titres ni les points accumulés, mais la performance. Les clubs, les sélections et même les sociétés d’analyse l’utilisent car il permet de traduire des écarts de niveau en probabilités de victoire. En football, par exemple, la FIFA utilise une version modifiée du système Elo (appelée algorithme "SUM") pour son Classement mondial depuis août 2018.
Chaque match modifie le score que les équipes peuvent obtenir selon l’adversaire, le résultat et le contexte. Battre un grand rapporte beaucoup plus que le faire contre une équipe plus faible, et perdre contre un adversaire inférieur pénalise davantage. C’est pourquoi l’Elo est une photographie assez précise du niveau compétitif actuel de chaque club.
Sur cette base, la première chose que nous faisons est de traduire cet écart de niveau en probabilités de match. Autrement dit, si une équipe a plus d’Elo qu’une autre, elle devient favorite, mais pas de façon absolue : le système le convertit en un pourcentage de chances de gagner. On obtient ainsi une estimation réaliste, où même l’équipe la moins forte garde toujours une marge.
À partir de là, en prenant le classement au moment où les affiches ont été établies (18 mars), chez MARCA nous avons adapté le modèle aux confrontations réelles. D’abord, en intégrant le facteur terrain — essentiel en Champions. Jouer à domicile n’est pas la même chose que jouer à l’extérieur, et le modèle l’incorpore comme une petite « bonification » pour l’équipe locale, un avantage moyen de +65 points Elo. En pratique, cela permet d’équilibrer de nombreux duels : une équipe peut être inférieure globalement, mais favorite dans son stade. Cela explique pourquoi plusieurs confrontations apparaissent si serrées lorsqu’on les analyse match par match.
L’étape suivante consiste à adapter ces probabilités à ce qui se passe réellement dans le football : tout ne se résume pas à des victoires ou des défaites, il y a aussi des nuls. Pour cela, on introduit un taux moyen de match nul basé sur des données historiques de la Champions, qui avoisine les 27 %, ce qui permet de répartir les chances de chaque match en trois résultats possibles. C’est un détail important, car les nuls pèsent beaucoup dans les confrontations en aller-retour.
Enfin, nous croisons tous les scénarios possibles de l’aller et du retour, y compris les prolongations et les tirs au but (considérés comme du 50-50), afin d’obtenir la probabilité finale de qualification. Le résultat final n’est pas une prédiction fermée, mais une somme de scénarios : un pourcentage qui reflète combien de fois chaque équipe passerait si cette confrontation était jouée de nombreuses fois. C’est, en définitive, une manière de convertir la « force » de chaque équipe en probabilités réelles d’être en demi-finales.
Avec ce processus, la confrontation la plus équilibrée est celle entre Paris Saint-Germain et Liverpool. Le PSG part avec 54 % de chances de qualification, un avantage minime qui s’explique davantage par le contexte que par une supériorité nette. Les deux équipes sont favorites à domicile, ce qui crée un duel très sensible aux détails : un but de plus ou de moins peut changer complètement le scénario.

Prédictions de PSG-LiverpoolMIGUEL ÁNGEL GARCÍA
À l’aller, à Paris, les Français ont 46,4 % de chances de victoire, contre 26,6 % pour Liverpool (rappelez-vous que nous avons fixé la moyenne des nuls à 27 %), tandis qu’au retour à Anfield, le scénario s’inverse : 40,1 % pour les Anglais et 32,9 % pour le PSG. C’est, en termes de probabilités, l’affiche la plus proche d’un pile ou face.
La balance semble davantage pencher en faveur du Bayern de Munich contre le Real Madrid, sans pour autant être décisive. Le club allemand atteint 55,5 % de probabilité de qualification contre 44,5 % pour Madrid. La clé se trouve dans le retour à Munich. Le modèle montre que l’équipe allemande dispose d’une marge supérieure dans son stade, ce qui compense l’équilibre de l’aller.

Prédictions de Real Madrid-Bayern de MunichMIGUEL ÁNGEL GARCÍA
À l’aller au Bernabéu, Madrid est légèrement favori (38,8 % contre 34,2 %), mais au retour le modèle est beaucoup plus net : 47,5 % de victoire pour le Bayern contre seulement 25,5 % pour Madrid. Ce déséquilibre lors du deuxième match est ce qui finit par faire pencher la confrontation. Malgré tout, l’écart global reste faible, ce qui place ce duel dans cette zone intermédiaire où il y a un favori, mais pas un dominateur.
Le duel espagnol entre Barcelona et Atlético de Madrid montre, lui, un écart plus net. Le Barça atteint 62,1 % de chances de qualification et, fait le plus significatif, il est favori dans les deux matches selon le modèle, même au Metropolitano. À l’aller au Camp Nou, les Blaugrana ont 52,3 % de chances de victoire contre 20,7 % pour l’Atlético, et au retour au Metropolitano ils restent favoris : 39,8 % contre 33,2 %.

Prédictions de Barcelona-AtléticoMIGUEL ÁNGEL GARCÍA
C’est cette double condition qui fait grimper sa probabilité finale : elle ne dépend pas uniquement du facteur terrain, mais d’un écart de « force » durable. Malgré tout, le poids du nul et des scénarios serrés maintient l’Atlético avec de réelles chances.
Enfin, l’affrontement le plus déséquilibré est celui d’Arsenal face à Sporting CP. Le club anglais atteint 73,1 % de probabilité de qualification, étant favori même à l’aller à Lisbonne (49,6 % contre 23,4 %). Au retour à Londres, il creuse encore davantage l’écart : 59,7 % de chances de victoire contre seulement 13,3 % pour Sporting.

Prédictions de Sporting-ArsenalMIGUEL ÁNGEL GARCÍA
Ce sont des chiffres qui reflètent un écart de niveau important et qui expliquent pourquoi c’est la confrontation la moins incertaine de toutes.
En résumé, le système Elo dessine des quarts avec deux confrontations très ouvertes (PSG-Liverpool et Bayern-Madrid), une avec un favori clair (Barça-Atlético) et une avec un dominateur évident (Arsenal-Sporting). La « force » trace la voie… mais comme toujours en Champions, la réalité a encore beaucoup à dire.
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The Elo model gives PSG a slight edge over Liverpool, with a 54% chance of reaching the semifinals. It is described as the closest tie of the four, almost a coin flip. PSG are favored at home, while Liverpool are favored in the return leg at Anfield.
The model slightly favors Bayern Munich to advance, with a 55.5% chance compared with 44.5% for Real Madrid. Bayern’s stronger position in the second leg at home is the main reason the tie tilts their way. The article still describes it as a very close matchup overall.
Yes, Barcelona are clearly favored to qualify, with a 62.1% chance according to the model. They are also predicted to be favorites in both legs, including the match at the Metropolitano. That reflects a sustained strength advantage rather than just home-field influence.
Arsenal vs Sporting CP is the most one-sided tie in the article. Arsenal are given a 73.1% chance of qualifying, the highest of any team mentioned. They are also favored in both the away leg in Lisbon and the home leg in London.
The model starts with ClubElo rankings and turns team strength differences into match probabilities. It then adds a home-field boost, accounts for an average draw rate of about 27%, and combines all possible first- and second-leg scenarios, including extra time and penalties. The result is a final qualification percentage for each team.






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